Dressage Québec

Symposium de dressage 2005 à Toronto

Les 8 et 9 octobre dernier a eu lieu au Royal Canadian Riding Academy près de Toronto, un symposium organisé par Equivents. Les cliniciens étaient nul autre que Debbie McDonald, Klaus Balkenhol et le vétérinaire Gerd Heuschmann DVM. Pendant ces deux journées bien remplies, nous avons eu la chance d'assister à plusieurs démonstrations, commentées par ces trois exceptionnels conférenciers.

La première journée a débuté avec la présentation de jeunes chevaux non débourrés et de deux chevaux de 4 et 5 ans sous la selle. Klaus a expliqué l'importance de commencer l'entraînement très graduellement et de s'assurer que le jeune cheval peut sortir au moins quelques heures par jour en liberté afin de se développer sainement. Il a également insisté sur l'importance de varier l'entraînement en amenant le jeune cheval en promenade et en lui faisant exécuter de petites gymnastiques à l'obstacle, pour ensuite décider dans quelle discipline le cheval pourra performer. Il a fortement critiqué l'usage des rênes allemandes, lesquelles par leur effet de poulie, peut être très dommageable pour le bien-être du cheval. Il en accepte l'usage dans le cas exceptionnel où la vie du cavalier pourrait être en péril.

En après-midi, deux cavalières de niveau FEI poney, une de niveau FEI junior et une de niveau FEI Jeune Cavalier ont démontrées quelques figures de leur niveau respectif. Marielle Lehoux du Québec a participé à la démonstration du niveau FEI poney. Cette équipe qui a remportée cette année le titre de champion canadien du niveau FEI poney a eu la chance de faire la démonstration de ce niveau sous l'œil attentif de Debby McDonald. Debby a été très heureuse de voir le potentiel de la relève au Canada et espère que comme les Etats-Unis, le Canada mettra sur pied un programme " après Jeunes Cavaliers ", pour permettre aux jeunes de 22 ans à 25-26 ans de continuer d'avoir des objectifs à leur porté et un encadrement adéquat.

La journée du samedi s'est terminée par la démonstration du nouveau test de la FEI qui sera introduit en 2006, spécifique pour les chevaux âgés de 4 ans. Après une très belle présentation du niveau par Erin Josey, Klaus a demandé à l'auditoire notre avis sur cette nouvelle division. Ceux qui se sont prononcé ont exprimé leur inquiétude face à ce test qui est assez exigeant pour un cheval de 4 ans. Klaus a poursuivi en émettant également ses réserves face à ce test qui peut facilement amener les entraîneurs à ruiner la santé de leurs jeunes prospects. Selon lui, la meilleure façon de démontrer notre opposition à cette division serait de ne pas y participer.

La deuxième journée s'est terminée avec la démonstration des niveaux Prix St-Georges et Grand Prix. Andrea Bresee qui a très bien performé cette année avec la jument Raffles en PSG et Inter 1 a reçu de très bons commentaires de la part de Debby, qui a surtout travaillé à améliorer la préparation des pirouettes au galop de la jument. Par la suite, Jessica Costello a fait une démonstration du niveau Grand Prix, avec le cheval hollandais Litmanen. Debby a entre autre été très heureuse de voir l'équipe se présenter en filet simple au lieu d'une bride double. De moins en moins de cavalier ont le souci d'être capable d'exécuter tous ces mouvements avancés autant en filet qu'en bride double. Klaus a rappelé l'importance d'introduire la bride double seulement quand le cheval accepte bien le contact.

Tout au long de ce symposium très instructif, Klaus Balkenhol nous a constamment rappelé les dangers de précipiter l'entraînement et de forcer un cheval qui n'est pas physiquement prêt à exécuter des mouvements difficiles qui exigent un haut degré de rassembler. Il constate cependant que malheureusement, dans plusieurs concours de haut niveau, on peut observer des chevaux dont l'entraînement a été brusqué et que les allures naturelles sont maintenant ruinées. Il espère grandement que dans les années à venir, nous assisterons à un renforcement de la régulation de la FEI afin de limiter les abus et que de plus en plus de cavalier adhèreront aux méthodes classiques d'entraînement.

Par Jasmine Létourneau

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